Élections 2015 – Jour 27 – Pour ou contre le débat sur les enjeux des femmes?

Pour ou contre le débat sur les enjeux des femmes?

Malgré une pétition de 50 000 noms pour la tenue du débat, malgré avoir confirmé sa présence publiquement, malgré avoir affirmé vouloir soutenir les enjeux des femmes, Thomas Mulcair s’est retiré de l’évènement « Place au débat : les enjeux des femmes ». À contrecœur, les organisateurs de l’évènement qui devait avoir lieu avec ou sans Stephen Harper, a dû être annulé.

Il est clair que les politiciens doivent choisir où placer leurs interventions publiques afin d’éviter de se faire piéger dans un environnement hostile, de se trouver dans une situation qui mine leur crédibilité ou simplement pour maximiser leur temps de campagne. Ce qui est troublant, c’est de voir que le chef du NPD ait appliqué une ou plusieurs de ces raisons pour annuler sa présence à ce débat.

Personnellement, c’est par l’entremise de mes lectures sur l’exploitation animale que j’ai été introduit aux questions d’écoféminisme. Clairement, on peut conclure que l’ampleur de ces enjeux qui affectent autant les femmes que les hommes, l’environnement et les animaux est nettement sous-estimée et peu connue. Un débat politique fédéral sur les enjeux des femmes, dont le dernier remonte à 1984, aurait permis exactement ce que le mouvement écoféministe canadien avait besoin, conscientisation et visibilité auprès du grand public. Par ce geste politique désolant de Mulcair, la discussion a été réduite à des entrevues individuelles préenregistrées.

Harper - May - Mulcair

Tel qu’annoncé par Élizabeth May, en plus de nuire aux enjeux des femmes, le retrait du NPD au débat a aussi minimisé l’impact de l’absence de Stephen Harper.

Consultez la plateforme du PVC pour connaître la vision verte.

http://www.greenparty.ca/fr/politique/vision-verte/personnes/droits/egalite-de-la-femme

Élections 2015 – Jour 12 – Pour ou contre l’impôt négatif?

En 1974, les gouvernements manitobain et canadien décident conjointement de mener une expérience sociale dans les villes de Winnipeg et de Dauphin. Le but de leurs recherches était d’évaluer les effets d’un projet de revenu minimum garanti (RMG) sur les comportements de la population. Autrement dit, le gouvernement avait accordé un montant forfaitaire à plusieurs milliers de personnes sous un certain seuil de pauvreté pour subvenir à leurs besoins. Une mesure similaire à l’aide sociale, mais sans les restrictions d’exclusions telles qu’un emploi temporaire ou bien les actifs du bénéficiaire. On voulait savoir quels seraient les impacts économiques si l’on donnait simplement de l’argent aux plus pauvres. Est-ce que les gens cesseraient de travailler et deviendraient des boulets sociaux? Quatre ans plus tard, suite à un changement de gouvernement fédéral et provincial, le projet accumule 1800 boîtes d’archives qui seront abandonnées sans analyse ni conclusion. L’étude intitulée MINCOME est reléguée aux oubliettes.

Reculons davantage de quelques années. L’idée d’un RMG a été popularisée en partie par l’américain récipiendaire du prix Nobel d’économie Milton Friedman. Décrite sous la forme « d’impôt négatif sur le revenu », cette mesure était d’abord un moyen de réduire la bureaucratie. Elle visait à éliminer toutes les formes de programmes sociaux par une solution unique et universelle. Puisqu’elle n’est liée à aucune autre condition que le revenu annuel, elle permet aux gens d’explorer les solutions de leur choix pour améliorer leur sort. Les gens peuvent décider de suivre une formation, faire du bénévolat ou même élever leur enfant sans se soumettre à un questionnaire. Seule la déclaration fiscale était nécessaire pour calculer les montants accordés.

En cette ère de guerre froide, les théories de Milton Friedman sur les politiques économiques américaines étaient influentes mais ne faisaient pas l’unanimité. Sa proposition d’un RMG était opposée autant par des conservateurs qui ne croyaient pas à la volonté des pauvres de travailler que les bureaucrates qui défendaient la nécessité des exigences des programmes existants. Finalement, entre 1968 et 1980, les États-Unis ont testé des projets pilotes de RMG dans quatre villes américaines. Le Canada en a fait de même au Manitoba.   

Il aura fallu trente ans avant qu’une économiste, Evelyn Forget, avec l’aide de l’Institut de recherche en santé du Canada, investigue les archives du projet MINCOME. Ses analyses de la ville de Dauphin ont rapporté des faits surprenants: réduction du nombre d’admissions dans les hôpitaux, de décrochages scolaires, d’accidents (de la route ou de travail), d’arrestations, de condamnations et de consultations pour des troubles mentaux, pouvait-on lire dans les conclusions du rapport. Du côté du nombre d’heures de productivité, ils avaient diminués de façon plus significative seulement chez les mères de jeunes enfants et d’adolescents aux études. Chez nos voisins du sud, leurs études ont aussi démontré seulement quelques heures de réduction de travail auprès des populations visées, mais n’ont pas été en mesure de souligner les bienfaits potentiels. Les opposants des RMG au congrès américain ont submergés les médias d’interprétations négatives sans laisser de place aux nuances des études conduites.

Le Parti Vert du Canada croit au potentiel du RMG tel que l’impôt négatif et souhaite prendre les mesures nécessaires pour l’instaurer. Cette politique favorise la réduction de l’État tout en permettant aux citoyens les plus pauvres de choisir eux-mêmes les moyens de se prendre en main.

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Élections 2015 – Jour 11 – Pour ou contre les politiques libertariennes?

Le débat des chefs du 6 août dernier aurait pu s’intituler le procès de Stephen Harper. Comme prévu, les trois autres chefs ont pris la parole pour dénoncer les résultats du gouvernement conservateur. Stephen Harper a été critiqué d’avoir mis le pays en récession, réduit les taxes aux plus fortunés, créé un déficit budgétaire, supprimé des emplois, augmenté l’âge de la retraite et ignoré les barrières interprovinciales. On lui a reproché de vouloir exporter du pétrole brut, subventionner les combustibles fossiles, ne pas atteindre ses objectifs de réduction des gaz à effet de serre, ne pas travailler avec les Premières Nations, d’avoir augmenté le pouvoir du bureau du premier ministre, de changer les règles électorales injustement, d’ignorer la réforme du sénat, d’avoir influencé le sénat, d’avoir une politique belliqueuse, de réduire nos droits et liberté, d’islamophobie, d’avoir miné notre crédibilité internationale, et d’être responsable des revenus stagnants et de la croissance de la dette des ménages.

LIBERAL LEADER JUSTIN TRUDEAU SPEAKS DURING THE MACLEAN'S LEADERS DEBATE, TORONTO, ON, AUGUST 6TH, 2015. (DILLAN COOLS/MACLEAN'S)
DÉBATS DES CHEFS, 6 AOÛT 2015. (DILLAN COOLS/MACLEAN’S)

En parrallèle, Thomas Mulcair et Justin Trudeau se sont mutuellement accusés d’avoir soutenu à l’occasion certaines politiques conservatrices pour des raisons stratégiques. Elizabeth May a fait de même sans toutefois recevoir d’attaque directe. Bref, tous les chefs ont affirmé avoir les meilleures solutions pour remédier aux problèmes du pays.

Au Canada, nous avons un vaste territoire où les citoyens ont des désirs et des intérêts économiques différents. Les Albertains veulent exploiter le pétrole, les Québécois et les Premières Nations veulent régler leurs questions nationales. Les multinationales veulent faire des profits, les syndicats veulent améliorer les conditions de leurs membres, et ainsi de suite. Comment un gouvernement peut-il assurer le succès de toutes ces ambitions? À mon avis, en plus des réformes démocratiques, les politiques libertariennes détiennent une partie des solutions.

Il y a différentes visions et catégories de libertarianisme, mais la plupart se résument essentiellement par la réduction de l’État et la libéralisation des marchés. Le libertarianisme ne signifie pas l’absence de morale et de justice. Le libertarianisme ne signifie pas l’absence de gouvernement et de lois. Le libertarianisme ne signifie pas non plus la négligence des gens pauvres ou des personnes malades. Le libertarianisme signifie de considérer d’abord la pression des marchés libres plutôt que la surrèglementation et la bureaucratie pour améliorer nos enjeux sociaux et économiques. Cette perspective souvent contre-intuitive n’est certainement pas parfaite, mais serait, dans bien des cas, supérieure à certaines de nos politiques actuelles.

Dans les prochains billets je présenterai des réflexions de politiques libertariennes et dans quelles mesures le Parti Vert du Canada est le meilleur parti pour les instaurer.

Élections 2015 – Jour 5 – Pour ou contre la chasse au trophée de l’ours polaire?

L’histoire du lion Cecil, tué par un braconnier américain, a fait le tour de la planète. Même la Maison Blanche à Washington a été forcé de réagir puisqu’ils ont une politique de répondre à toute pétition ayant accumulé plus de 100 000 signatures en 30 jours. Pourtant des millions d’animaux sont chassés à chaque année. Comment la mort d’un seul lion au Zimbabwe peut créer une telle explosion médiatique?

Cecil faisait partie d’un projet de recherche de l’Université Oxford au Royaume-Uni. Il avait le statut implicite non pas d’une espèce, mais d’un animal protégé. L’argent déboursé pour le chasser ainsi que la façon lente et pénible dont il a été tué ont sensationalisé son décès. Du coup, la mort de Cecil a réouvert le débat sur la chasse au trophée auprès des groupes d’intérêts, des politiciens et même des célébrités.

L’ours polaire est un icône canadien. Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature, il est considéré une espèce en péril à cause de la fonte des glaces en Arctique. Malgré cela, le Canada demeure le seul pays à autoriser, même aux touristes, la chasse sportive de l’ours polaire. En décembre 2013, la ministre de l’Environnement, Leona Aglukkaq, a joyeusement partagé dans les médias sociaux la photo d’un cadavre d’ours polaire avec le sous-titre “Enjoy!!”. Il y a eu quelques réactions, mais contrairement à Cecil, cet ours polaire n’avait pas de prénom ou d’université affiliée. La vague n’a pas trop levée.

leona-aglukkaq-posts-photo-of-dead-polar-bear                     « Enjoy!! » -Leona Aglukkaq, Ministre de l’environnement

Les amateurs de trophées de chasse utilisent la tradition et la culture pour défendre leurs pratiques. Mais la vraie tradition n’est pas la chasse au trophée, c’est plutôt la chasse de subsistance. Ces chasseurs ne tuent pas un lion ou un ours pour se défendre ou parce qu’ils n’ont plus rien à manger, ils le font pour assouvir leur égo. Ils affirment être des amoureux d’aventure et de la nature. Si on aime l’aventure, on prend des photos d’animaux vivants et non des photos d’animaux décapités.

Les libéraux et le NPD ont tenté d’introduire des lois afin de protéger les animaux. Par contre, dans leur proposition, il n’y a aucune mention de cesser la chasse au trophée. Seul le Parti Vert du Canada a une politique claire en concert avec les provinces contre toute forme de chasse au trophée en sol canadien.

Consultez la plateforme du PVC pour connaître la Vision Verte.

https://www.greenparty.ca/fr/politique/vision-verte/environnement/parcs-nationaux

https://www.greenparty.ca/fr/politique/vision-verte/environnement/especes-menacees

Élections 2015 – Jour 4 – Pour ou contre la gestion de l’offre?

Saviez-vous que le Canada est récemment devenu le seul pays au monde à maintenir la gestion de l’offre pour ses produits laitiers? Ce système impose des quotas aux producteurs de lait afin de maintenir artificiellement les prix de vente au détail en plus de limiter l’accès des produits concurrents aux consommateurs.

Depuis avril 2015, l’Europe a abandonné cette politique de gestion de l’offre afin de conquérir les marchés mondiaux. Toutefois, au cours des dernières semaines, les producteurs laitiers europpéens ont manifesté leur mécontentement en bloquant des routes, des épiceries et même l’entrée à certains attraits touristiques. Certains ont été aussi loin que de brûler des milliers de pneus pour attirer les médias. Il reste qu’avec les nouveaux traités internationaux en cours, la gestion de l’offre semble être menacée au Canada et nos politiciens s’inquiètent d’éventuelles manifestations similaires.

Les emplois agricoles durables, on veut les soutenir. Mais contrairement à ce que disent les politiciens et les producteurs, la gestion de l’offre actuelle n’est pas la seule option. Par exemple, le Parti Vert du Canada (PVC) propose un soutien agricole par exploitant, et non par quota, afin de réduire la taille et l’influence des mégas producteurs. De plus, ce soutien agricole par exploitant ne serait pas limité à la production de produits laitiers, de poulets ou d’oeufs. Les producteurs d’une plus grande variétés d’aliments canadiens et québecois tels que les boissons de soja biologique, les fruits et les légumes pourront aussi être appuyés.

À l’inverse, les autres partis politique défendent ce système archaïque qui bénéficie principalement ces mégas producteurs, non biologiques, et maintient l’influence douteuse des grosses associations telle que l’Union des producteurs agricoles (UPA). En effet, depuis l’implantation de la gestion de l’offre dans les années 70, le nombre de fermes laitières a réduit de 89% au Canada. C’est un système pervers où à maintes reprises les producteurs laitiers ont jetés leurs surplus aux égoûts pour que les consommateurs paient plus chers leurs produits.

Le Canada doit remplacer cette politique de gestion de l’offre tout en soutenant les agriculteurs. Les conservateurs, les libéraux, le NPD et le Bloc sont tous liés et soumis aux pressions des lobbyistes pour maintenir un statut quo. Seul le Parti Vert du Canada a la volonté de faire les changements nécessaires pour mettre fin à ces cartels.

Consultez la plateforme du PVC pour connaître la Vision Verte.

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Élections 2015 – Jour 3 – Pour ou contre les lignes de parti?

Les conservateurs, les libéraux et le NPD ont un point commun peu enviable. L’imposition d’une ligne de parti lors des projets de loi. Comment vous sentiriez-vous si votre association ou votre employeur exigait que vous votiez contre vos valeurs. C’est exactement ce que Bruce Hyer, ancien député néo-démocrate a vécu en novembre 2011 lorsqu’il a décidé de voter selon ses convictions. Le NPD n’a pas apprécié que son député lui tienne tête et l’a donc expulsé de son caucus. Peu de temps après, Bruce Hyer est forcé de quitter le NPD pour siéger comme indépendant.

Quelle était ce projet de loi? Peu importe. Notre jugement ne devrait pas être si on est d’accord ou pas avec sa position, mais plutôt s’il est acceptable ou non de forcer des députés à voter contre leur gré. Les électeurs s’attendent à ce que leur député représente d’abord leurs intérêts, avant celui du parti. Laissons-les juger de la qualité des votes de leur député. Bruce Hyer a fait son devoir, mais le NPD a répliqué.

Bien des gens votent pour un parti ou pour un chef, mais il doivent reconnaître que cette façon de faire encourage une politique autocrate. Oui, les politiques de gauche du NPD ont des nombreux bienfaits mais sachez qu’elle ne garantit pas la libre expression.

Le Parti Vert du Canada (PVC) est le seul parti où les députés peuvent voter sur les projet de loi en toute liberté sans être pénalisé ou expulsé. Le PVC offre une plateforme et des conseillers pour guider les députés tout en garantissant leur autonomie. Je vous invite à consulter la plateforme du parti pour connaitre leur Vision Verte.

https://www.greenparty.ca/fr/vision-verte

NB : Pour les curieux, le projet de loi dont il est question dans ce billet concerne l’abolition du registre des armes à feu.

Bienvenue

Bonjour!

Bienvenue sur mon site de campagne pour les élections fédérales 2015. Je suis critique sur les questions touchant le droit des animaux et candidat pour le Parti Vert du Canada dans Rosemont – La Petite-Patrie. J’encourage tous les Canadiens à soutenir et à voter pour le Parti Vert, un parti présent partout dans le monde et qui s’intéresse aux questions globales. Nos six principes fondateurs sont les piliers qui permettront d’améliorer le bien-être de tous les citoyens et du monde dans lequel nous vivons. Ils sont :

  • Sagesse écologique
  • Non-violence
  • Justice sociale
  • Développement durable
  • Démocratie participative
  • Respect de la diversité

Je souhaite faire campagne contre la violence inutile et l’exploitation industrielle des animaux. Je sollicite votre appui pour montrer notre désir de progrès et changements sociaux dont nous sommes capables.

Merci,

Sameer Muldeen

Parti Vert du Canada – Critique des questions animales, candidat dans Rosemont- La Petite-Patrie.